lundi 31 décembre 2007

Un avant-goût de mon Réveillon

Pour cette fin d'année, j'inaugure un nouveau type de réveillon : le réveillon en maman-solo!

Je n'ai jamais été une grande fan des passages de l'an. D'abord, étant petite, mes parents n'étaient, pour ainsi dire, pas très festifs : ça se passait en regardant la télévision (Michel Drucker ou Patrick Sébastien, tout un programme!) On se faisait la bise à minuit, on regardait un peu les feux d'artifice par la fenêtre et, à minuit dix, tout le monde était couché.

Quand j'ai été en âge de sortir, j'ai testé plusieurs variantes : le repas dansant, la soirée entre copines. Rien de transcendant et je n'ai jamais réussi à me mettre dans l'ambiance des cotillons et des paillettes. Mais alors là, jamais.

Quand mon homme a débaroulé dans ma vie, ça a commencé à devenir un peu plus intéressant. On alternait les réveillons entre amis, toujours très sobres (les réveillons, pas les amis) avec des 31 décembre où on était "réquisitionnés" pour jouer de la musique. Oui, il y a longtemps, j'ai joué de la musique, des percussions plus exactement et, le 31 décembre 2000, par exemple, j'ai joué du tambour sur les coursives du Centre Pompidou à Beaubourg (non ce n'est pas une blague, je fournis des preuves sur demande écrite).

Mais alors, avec la naissance des enfants, je ne vous dis pas le chamboulement dans notre mode de réveillonner! Ca se passe quasiment à huis clos! Mais c'est en partie de ma faute : je refuse de devoir rentrer chez moi à 3 heures du matin, en trimbalant mes enfants dans le froid. De toute façon, les invitations se sont faites plus rares, comme ça au moins, le problème est réglé (ben oui, ce n'est pas festif, des enfants, enfin).

Mon homme, musicien de son état, a toujours mis un point d'honneur à refuser de jouer le 31 décembre, pour pouvoir rester en famille. Cette année, il m'a encore annoncé "j'ai une proposition de date pour le 31" et, contre toute attente, j'ai rugi "ACCEPTE!!" (pourquoi j'ai rugi? Aucune idée, c'est zodiacal, tout ça, je suis triple signe de feu, Lion ascendant Sagittaire, Dragon en astrologie chinoise, ça ne s'explique pas!)

OUAIS!!!!!!!! A moi le réveillon où je vais enfin pouvoir faire ce que je veux!!! Ne pas être obligée de rester éveillée jusqu'à minuit (je ne me couche jamais avant minuit, mais, je ne sais pas pourquoi, ce soir-là précisément, j'ai envie de le faire!), pouvoir manger des frites avec ma fille en regardant des conneries à la télé, je me réjouis d'avance!!!

Je vous raconterai si je l'ai bien vécu ou pas, mais, à l'heure qu'il est, je me sens particulièrement sereine!

Bon réveillon à tous!

samedi 29 décembre 2007

Ma coiffeuse est fantastique

(oui, oui, comme ma Toyota !)

Je ne suis jamais autant allée chez le coiffeur ! Je l’adore ! J’ai toujours détesté mes cheveux, une crinière indomptable qui boucle et se déboucle au gré de ses humeurs. Je suis née bouclée, j’ai grandi raidie, j’ai rebouclé vers 14 ans sans m’en rendre compte, aujourd’hui, c’est, comment dire, entre les deux ? Une tignasse vaguement frisottante, mais pas toujours, bref une vraie misère à coiffer.

Il ne me restait plus qu’une option : ne plus me coiffer. Encore faut-il avoir la coupe qui va avec. Et c’est là que le bât blesse.

J’ai tout testé : les coiffeurs pour hommes (on ne se moque pas), les grandes chaînes de coiffure : un cauchemar ! Un jour je suis ressortie avec les cheveux courts de chez court, avec une houpette et une petite longueur dans la nuque ! « C’est tendance ! » m’avait dit le monsieur. Tendance, oui, mais dans les années deux, crétin ! Comment je vais faire pour draguer, moi, maintenant ?

Et puis, un jour, je suis passée devant le petit salon en bas de chez moi. Je n’avais plus le temps ni l’envie de chercher un bon coiffeur. Je ne vous cache pas mes réticences du début : c’était ambiance mise en pli et couleur blanc violacée, mais j’ai ravalé ma fierté et j’ai pris rendez-vous.

Et ce fut à ce moment-là qu’un miracle dans ma vie se produisit. Je suis tombée sur THE coiffeuse of the night.
La seule qui me comprenne.
La seule qui me propose un gommage du cuir chevelu et me masse longuement.
La seule qui ne me mette pas le pommeau de douche dans l’oreille en me demandant en même temps, d'une voix nasillarde et détachée : « vous voulez un soin ? » (et comme j’ai de l’eau dans l’oreille, je ne comprends pas la question, et comme je suis quelqu’un de poli, je dis oui et paf, 7 euros de plus sur ma note).
La seule qui ne me sorte pas un catalogue de coupes en me demandant de faire un choix : je n’ai pas une tête de mannequin, moi !
La seule qui ait compris qu’une crinière, ça se DESEPAISSIT !! Je ne fais pas non plus partie des Jackson Five !

Elle a le don pour la mèche qui tombe bien, pour le dégradé qui en jette. Elle est vraiment trop trop bien. En plus, elle danse le tango et on passe notre temps à parler de l’Argentine et d’Astor Piazzola. Alors, hein.

Seul point sur lequel elle n’arrive pas à me convaincre : la couleur. Je n’arrive pas à me débarrasser de ma couleur naturelle, oh je sais bien que je vais devoir y passer, puisque j’ai quelques cheveux blancs qui commencent à pointer le bout de leur nez, mais pour le moment, c’est niet. Enfin, j’ai essayé quand même : un truc très léger, qui partait au bout de quelques lavages. J’ai été traumatisée. Non par la couleur elle-même, c’était plutôt joli. Non, j’ai été traumatisée par mon premier lavage de cheveux post-coloration, quand j’ai vu toute la teinture partir dans la baignoire et que, telle la brune que je suis, je me suis bêtement dit : « hannnnnn !! Mais comment on fait quand on se prend une averse sur le coin de la tête (moi qui sors souvent sans parapluie) ? On tâche ses vêtements ? »

Je n’ai pas renouvelé l’expérience… (non, car je n’ai toujours pas de réponse à ma question !!)

jeudi 27 décembre 2007

Envie d'une p'tite toile?

Dimanche soir, je suis allée voir ça :



Alors, tout de suite, je vais re-situer le contexte, ça vaut mieux pour tout le monde! Mon homme a reçu, il y a quelque temps, deux places gratuites pour une séance de cinéma dans un multiplex - popcorn que je n'affectionne pas particulièrement. Là-dessus, on a la visite des papy-mamie de nos enfants qui veulent bien les garder le temps de quelques heures. La proposition est, comment dire, tellement... inattendue? spontanée? bref, inhabituelle, que l'on saute sur l'occasion. On est dimanche soir, il est 17h30, on a pour consigne de rentrer maxi à 22h30 (oui, oui, malgré notre trentaine bien entamée à tous les deux, on a encore un couvre-feu, ambiance!!), alors on saute sur le scooter direction le cinoche!!

Arrivés là-bas, on n'avait pas beaucoup le choix! Une seule séance s'offrait à nous à 19h35 pétantes (pétantes pour les 20 minutes de bande-annonces + 2 teasers...) : LA CLEF, de Guillaume Nicloux. Ouf, on l'a échappé belle.

Personnellement, j'étais plutôt contente, et ce pour plusieurs raisons :

1. Guillaume Canet est beau
2. Guillaume Canet est un bon acteur
3. Le 23 décembre 2006, soit 365 jours avant, dans le même contexte pré-Noël avec les enfants gardés par les papy-mamie (les 2 autres), nous étions allés voir Ne le dis à personne, DE Guillaume Canet, et c'était tout simplement GENIAL.
4. Je me suis donc dit (CQFD) : ça va être GENIAL!!

Résultat des courses : je me suis un peu emmerdée! Le propos est intéressant, il y a pas mal de suspense pour ce thriller, de très bonnes scènes, mais honnêtement, je n'ai pas tout compris : qui est qui, qui fait quoi... Trop de personnages (par contre, beaucoup de beau monde, hein, Rochefort, Lhermitte, Balasko, Marie Gillain et Guillaume Canet, of course), trop d'aller-retour entre le présent et le passé, un film trop elliptique à mon goût.

Néanmoins, je ne le déconseille pas : je trouve qu'il vaut mieux le regarder tranquille chez soi, pour pouvoir visionner à nouveau certaines scènes, je suis sûre que l'on comprend mieux. Ca m'était déjà arrivé avec Mulholland Drive, de David Lynch, j'étais comme une folle car je n'avais rien compris et je ne pouvais pas le revoir dans la foulée. Argggggg!!!

Bon, au moins, ça nous a fait une petite soirée à deux, c'était sympa. Bon, après il a fallu remonter la colline pour rentrer chez nous, sur le scooter, avec du givre, du verglas et -5°c, mais sinon c'était sympa!!

mercredi 26 décembre 2007

Noël... ô temps suspends ton vol!

Et oui, moi aussi je me suis laissée envahir par "l'esprit" de Noël... Courses de dernière minute, le vendeur de la Fnac pressé de finir sa journée pour aller boire sa coupe de champagne, la mamie en vison qui me passe devant à la parfumerie, la caissière harassée qui me rend ma carte bleue en me la jetant presque à la figure, tout en claironnant un enième "merci, et passez de bonnes fêtes!!" (mais bien sûr)...Toutes les joies de Noël, quoi!

Cette année, je voulais un Noël très différent des autres... Ca n'a pas marché... Je n'ai pas réussi à échapper aux contraintes familiales , je n'ai pas réussi à échapper aux huîtres / escargots / saumon / fois gras...Je prends l'engagement solennel, ici, écrit noir sur blanc, que l'on ne m'y reprendra pas l'année prochaine! (j'accepte tout remontage de bretelles en bonne et due forme si je ne tiens pas mon engagement dans douze mois)

Ah si! Ah ah, j'ai quand même réussi à faire passer le Père Noël pendant la nuit, cette année, pour que les cadeaux ne soient découverts que le 25 au matin! Ce n'est pas évident avec des enfants qui y croient encore (ma fille de 5 ans, en l'occurrence). Chaque année, il fallait inventer des mises en scène pour s'offrir les cadeaux le 24 au soir : pour ses 2 ans, le Père Noël était passé en personne (merci au papy de s'être déguisé), pour ses 3 ans, il a fallu tout mettre sous le sapin pendant qu'elle était dans le bain, pour ses 4 ans, eh bien, il a fallu aller se promener dans les rues désertes à 20h, par -2°c (youpi).

Alors, cette année, nous avons fait au plus simple!! Enfin, façon de parler. Parce que moi, je n'ai pas dormi de la nuit, tant j'étais excitée de voir le regard qui pétille de mes enfants le lendemain (n'importe quoi, la maman). Dès que j'arrivais à somnoler un peu, je rêvais d'une grosse bûche au chocolat dont je ne savais que faire (en plan fixe, la bûche, il ne se passait rien d'autre!). J'ai passé une nuit exécrable, à regarder le réveil toutes les heures!! Heureusement, leur joie a effacé tous mes cauchemars bûchesques de la nuit (la sieste aussi, d'ailleurs).

Enfin, voilà, c'est fait, hein, on peut passer à autre chose!! J'ai un peu perdu le goût des fêtes de fin d'année ces derniers temps, j'espère que cela reviendra. D'ailleurs, mon réveillon du Nouvel An s'annonce haut en couleurs, je vous en reparlerai en temps et en heure!

jeudi 20 décembre 2007

Damned! Mais quel froid!

Et moi qui suis devenue si frileuse! Je pourrais presque me promener dehors avec une cagoule! Mais ce n'est pas très fashion, alors bon...

Si au moins il neigeait! Mais non! Juste un froid glacial, de la buée partout, les bouches d'égout qui fument... Tiens, des bouches d'égout qui fument, j'ai découvert ça cette semaine, pour moi, ça n'existait qu'à Chicago dans les années Al Capone (c'est le seul souvenir que je garde du film Il était une fois en Amérique, de Sergio Leone, et pourtant j'ai adoré ce film,je l'ai vu au moins 5 fois, c'est ce qui s'appelle de la mémoire sélective!)

Et dire qu'il y a des gens qui meurent de froid pendant que d'autres nantis se prélassent dans des HLM parisiens, à moindre coût... Ca me dépasse, cette société à deux vitesses.

Oui, c'est facile de penser à ceux qui dorment dehors quand on est bien au chaud, quand on ne manque de rien, je sais. Mais au moins, j'y pense. Et le jour où je pourrai faire quelque chose, je le ferai.

Allez faire un tour sur ce site :

Ca prend aux tripes et ça ne peut pas laisser indifférent.

mercredi 19 décembre 2007

LE cadeau

Noël oblige, voici un souvenir qui m'est revenu lors de ma fameuse séance de feuilletage d'album photo... C'est la réflexion de mon homme, en voyant une photo, qui m'a fait plonger dans le passé : "on dirait un Noël kosovar dans les années 20..." Ou quelque chose comme ça... Je vous laisse imaginer la photo! (avec tout le respect que j'ai pour les Kosovars, cela va sans dire!)

Quand j'étais petite et que nous fêtions Noël, je n'avais droit qu'à un seul cadeau, celui du comité d'entreprise de mon père. Je le choisissais dans le catalogue fin novembre et, vers la mi-décembre, avec mon frère, nous élaborions un jeu de piste dans l'appartement (et le garage, et la cave, nous ne manquions pas de ressources!) pour savoir où mes parents avaient planqué le fameux cadeau. Je n'ai pas souvenir d'avoir cru au père Noël une seule fois, mais je pense aussi que mes parents étaient tellement terre-à-terre qu'ils n'ont rien fait pour que j'y crois!

Pour moi, l'attente du fameux catalogue devenait insoutenable dès le début du mois de novembre puis, une fois que j'avais fait mon choix, je ne tenais plus en place et je rêvais tous les jours de tenir mon jouet entre les mains. Les adultes ne se faisaient pas de cadeaux, donc, au matin du 25 décembre, il n'y avait que deux paquets sous le sapin : un pour mon frère, un pour moi.

A lire cette anecdote, on pourrait trouver cela glauque, mais ce ne l'était pas du tout, au contraire. C'était vraiment la fête des enfants et nous étions les plus heureux.

Ceci étant dit, quand j'ai découvert plus tard que, dans les autres familles, tout le monde croulait sous les cadeaux, je n'en croyais pas mes yeux et mes oreilles et je les enviais beaucoup.

Aujourd'hui, avec mes propres enfants, je fais un mélange de ces deux conceptions de Noël : je ne veux pas qu'ils aient trop de cadeaux à la fois, mais je ne peux m'empêcher de les gâter quand même. Néanmoins, cela reste de l'ordre du raisonnable. Quant à moi, j'aime toujours autant recevoir, je ne suis pas du tout blasée! J'espère qu'on va me gâter!

mardi 18 décembre 2007

Mini-moi


Hier soir, je feuilletais l'album photo de mes premières années, besoin de me re-situer dans le temps, besoin de retrouver les photos de mes premiers Noëls où, en toute innocence, j'attendais avec une excitation indicible l'apparition des cadeaux dans mon soulier, au petit matin du 25 décembre, mais ceci est hors sujet, fermons la parenthèse...

Donc, je tournais les pages de l'album avec une nostalgie non dissimulée, quand tout à coup...

Stupeur et tremblements! Le visage de mon fils m'apparait, aux côtés de ma mère, dans un magnifique décor des années 70 (canapé orange, tapisserie marron aux motifs beurk, petit pull jacquard sans manches , coupe de cheveux playmobil, que du bonheur!)

Mais, qu'est ce qu'il fait là, ce crapaud? Comment il est rentré dans la photo? Je vous rassure, ce moment de doute n'a duré qu'une demie-seconde et était totalement inconscient. Mais la vérité était bel et bien là, sur la photo : ON M'A CLONÉE. A l'insu de mon plein gré. Si, si.

Moi qui croyais naïvement que la rencontre de mon chromosome X avec le chromosome Y de monsieur allait donner un mélange harmonieux : mon nez, tes yeux, ta bouche, mes cils...Je crois que j'ai un peu pris le dessus génétiquement parlant, en ce qui concerne le physique de ma progéniture...

On m'avait déjà fait la réflexion pour ma fille! "Mais qu'est ce qu'elle te ressemble!" ou bien "tu ne peux pas la renier!" ou encore "c'est ta photocopie!" Et là, en plus un garçon!

Ce n'est pas sans fierté que je me promène dans la rue avec mes "mini-moi", même si je sais que les chromosomes de mon homme y sont pour quelque chose aussi, évidemment! Mais quand même...


Preuve à l'appui ci-dessus! Avouez que c'est troublant! Dans le désordre, mes enfants et moi, au même âge!

vendredi 14 décembre 2007

La femme en vert


Voici le livre que j'ai fini de lire hier soir... Je suis une grande fan de romans policiers et autres polars, mais en règle générale, je ne sors pas des sentiers battus, je me limite aux écrivains français ou anglo-saxons.

C'est mon homme qui m'a offert ce livre (il le fait très souvent et ne se trompe jamais sur mes goûts! Quel talent!) L'auteur, Arnaldur Indridason est islandais. De l'Islande, je ne connais que Björk, j'ai vu le film Dancer in the dark, mais vraiment ça se limite à ça.

Il m'a fallu beaucoup de concentration au début pour rentrer dans l'histoire car je m'emmêlais les pinceaux avec les prénoms des personnages : Erlendur, Elinborg, Sigurdur, Grimur... Avouez que c'est quand même difficile de distinguer un homme d'une femme dans tout ça ( cherchez bien, il y a bel et bien, dans cette liste, le prénom d'une femme!).

Une fois que l'on a compris qui est qui et que l'on ne cherche pas forcément à situer tel ou tel quartier de Reykjavik (ça ne servirait strictement à rien, d'ailleurs - oui je sais, je suis quelqu'un de très pragmatique), on se laisse très facilement porter par cette très belle histoire, plus précisément cette enquête policière car c'est bien de cela qu'il s'agit : une enquête, avec des inspecteurs, des témoins, des rebondissements, des recherches tirées par les cheveux... Avec comme fil d'Ariane, un sujet poignant, la violence conjugale. Et, en fond de toile, les paysages et la culture islandaise, que je connais si peu.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, je l'ai lu très rapidement d'ailleurs, signe de qualité chez moi!

mercredi 12 décembre 2007

La machine à écrire

J'étais fascinée par cet objet qui appartenait à mon père. N'ayant jamais pu faire des études, il mettait un point d'honneur à rédiger ses courriers à la machine, cela devait certainement le valoriser, je ne sais pas.

J'ai eu l'autorisation de l'utiliser dès que j'ai su écrire. A 6 ans, je me glissais sur une chaise, derrière l'objet, et j'enfonçais chaque lettre en me délectant du petit son que j'arrivais alors à émettre. Je rêvais de pouvoir écrire à toute vitesse, de voir mes mains danser sur le clavier et composer ainsi un rythme bien particulier.

Vers 7 ans, j'ai enfin réussi à mettre des mots sur mon imagination et, à partir de ce moment-là, j'ai commencé à rédiger un nombre incalculable d'histoires. Je réécrivais les livres de mon enfance en donnant aux personnages les prénoms de mes amis ( ou de mes ennemis, qui étaient toujours les méchants, évidemment). De simples feuilles A4 à chaque fois, mais quelle satisfaction quand j'arrivais à la fin de la page!

Un jour, je devais avoir 10 ans, j'avais laissé traîner mon texte dans la machine à écrire afin de le finir plus tard, ma mère m'ayant appelé entre-temps pour accomplir une tâche. Mon père est alors rentré du travail et a commencé à lire ma prose. Je ne me souviens plus de ce qu'il m'a dit exactement, mais c'était un compliment (et dans sa bouche, ils n'étaient pas légion!). J'ai senti une grande fierté en moi, j'étais alors sûre et certaine que j'allais devenir un grand écrivain...La parole de mon père valant de l'or, il ne pouvait en être autrement!

Cette lubie a duré jusqu'à mes 12 ans. Puis, je me suis lassée. Lassée de mes textes d'enfant, lassée de la machine trop obsolète à mon goût (je rêvais, à l'époque, d'un magnifique MO5, je crois que je suis la seule sur terre à me souvenir encore de l'existence de cette chose-là!). A cet âge-là, on se lasse vite de beaucoup de choses!

Mais il faut croire que j'ai gardé intact mon amour pour le son des touches du clavier, que j'aime toujours faire chanter. Je tape mes textes avec 4-5 doigts, pas plus, je regarde toujours le clavier quand j'écris, jamais l'écran (je corrige mes fautes après). Mes collègues de bureau m'appellent Fred Astaire, c'est dire!!

Je n'ai pas gardé la machine à écrire (elle a fini chez une cousine qui n'en avait que faire), je le regrette un peu aujourd'hui. Juste un peu.

mardi 11 décembre 2007

Enfin!!!!

Enfin un blog à moi! Soyons fous, soyons modernes! Il y a 23 ans, je commençais à raconter mes premières histoires avec la machine à écrire paternelle. Puis, j'ai enchainé avec le journal intime, plus romantique et répondant plus à mon besoin de me confier (ahhh, l'adolescence!).

Je n'écris plus depuis longtemps. Pourtant, tous les jours, je me dis, " tu devrais écrire!" Et je laisse passer le temps, envahie par la paresse.

Finalement, je passe quand même près de 10 heures par jour devant l'écran de mon ordinateur, quel dommage de ne pas mettre ce temps à profit! Dont acte.

5 minutes par-ci, 10 minutes par là, pour me raconter un peu. Maintenant que j'ai lancé ce blog, je vais devoir m'astreindre à l'alimenter régulièrement... C'est pas gagné...