Noël oblige, voici un souvenir qui m'est revenu lors de ma fameuse séance de feuilletage d'album photo... C'est la réflexion de mon homme, en voyant une photo, qui m'a fait plonger dans le passé : "on dirait un Noël kosovar dans les années 20..." Ou quelque chose comme ça... Je vous laisse imaginer la photo! (avec tout le respect que j'ai pour les Kosovars, cela va sans dire!)
Quand j'étais petite et que nous fêtions Noël, je n'avais droit qu'à un seul cadeau, celui du comité d'entreprise de mon père. Je le choisissais dans le catalogue fin novembre et, vers la mi-décembre, avec mon frère, nous élaborions un jeu de piste dans l'appartement (et le garage, et la cave, nous ne manquions pas de ressources!) pour savoir où mes parents avaient planqué le fameux cadeau. Je n'ai pas souvenir d'avoir cru au père Noël une seule fois, mais je pense aussi que mes parents étaient tellement terre-à-terre qu'ils n'ont rien fait pour que j'y crois!
Pour moi, l'attente du fameux catalogue devenait insoutenable dès le début du mois de novembre puis, une fois que j'avais fait mon choix, je ne tenais plus en place et je rêvais tous les jours de tenir mon jouet entre les mains. Les adultes ne se faisaient pas de cadeaux, donc, au matin du 25 décembre, il n'y avait que deux paquets sous le sapin : un pour mon frère, un pour moi.
A lire cette anecdote, on pourrait trouver cela glauque, mais ce ne l'était pas du tout, au contraire. C'était vraiment la fête des enfants et nous étions les plus heureux.
Ceci étant dit, quand j'ai découvert plus tard que, dans les autres familles, tout le monde croulait sous les cadeaux, je n'en croyais pas mes yeux et mes oreilles et je les enviais beaucoup.
Aujourd'hui, avec mes propres enfants, je fais un mélange de ces deux conceptions de Noël : je ne veux pas qu'ils aient trop de cadeaux à la fois, mais je ne peux m'empêcher de les gâter quand même. Néanmoins, cela reste de l'ordre du raisonnable. Quant à moi, j'aime toujours autant recevoir, je ne suis pas du tout blasée! J'espère qu'on va me gâter!
1 commentaire:
Moi je dois faire face à un autre souci qui concerne les cadeaux de Noël: les grands-parents divorcés, qui veulent tous faire le plus beau cadeau, et si possible, plusieurs, même (ça c'est surtout ma belle-mère).
Petit-fils unique, garçon, grands-parents qui ont les moyens, ça fait beaucoup de facteurs pour un pourrissement avancé.
Donc, maman veille au grain et dicte des règles: Un cadeau par grand-parent (ce qui fait déjà 4 cadeaux!!!) et si possible, des trucs avec lesquels il jouera plus tard dans l'année, pas tout de suite. Pas facile...Heureusement je regorge d'idées et je les refile à gogo (pas envie surtout que la chambre de mon fils se transforme en annexe de disneyland ou en parc d'attraction).
J'ai souvent envie de leur dire d'acheter un cadeau pour le secours popu, mais bon, ça ferait bizarre dans cette famille (ma belle-famille) où l'illusion d'une famille unie-qui-s'adore doit à tout prix être préservée lors d'évènements importants, comme Noël...
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