samedi 29 décembre 2007

Ma coiffeuse est fantastique

(oui, oui, comme ma Toyota !)

Je ne suis jamais autant allée chez le coiffeur ! Je l’adore ! J’ai toujours détesté mes cheveux, une crinière indomptable qui boucle et se déboucle au gré de ses humeurs. Je suis née bouclée, j’ai grandi raidie, j’ai rebouclé vers 14 ans sans m’en rendre compte, aujourd’hui, c’est, comment dire, entre les deux ? Une tignasse vaguement frisottante, mais pas toujours, bref une vraie misère à coiffer.

Il ne me restait plus qu’une option : ne plus me coiffer. Encore faut-il avoir la coupe qui va avec. Et c’est là que le bât blesse.

J’ai tout testé : les coiffeurs pour hommes (on ne se moque pas), les grandes chaînes de coiffure : un cauchemar ! Un jour je suis ressortie avec les cheveux courts de chez court, avec une houpette et une petite longueur dans la nuque ! « C’est tendance ! » m’avait dit le monsieur. Tendance, oui, mais dans les années deux, crétin ! Comment je vais faire pour draguer, moi, maintenant ?

Et puis, un jour, je suis passée devant le petit salon en bas de chez moi. Je n’avais plus le temps ni l’envie de chercher un bon coiffeur. Je ne vous cache pas mes réticences du début : c’était ambiance mise en pli et couleur blanc violacée, mais j’ai ravalé ma fierté et j’ai pris rendez-vous.

Et ce fut à ce moment-là qu’un miracle dans ma vie se produisit. Je suis tombée sur THE coiffeuse of the night.
La seule qui me comprenne.
La seule qui me propose un gommage du cuir chevelu et me masse longuement.
La seule qui ne me mette pas le pommeau de douche dans l’oreille en me demandant en même temps, d'une voix nasillarde et détachée : « vous voulez un soin ? » (et comme j’ai de l’eau dans l’oreille, je ne comprends pas la question, et comme je suis quelqu’un de poli, je dis oui et paf, 7 euros de plus sur ma note).
La seule qui ne me sorte pas un catalogue de coupes en me demandant de faire un choix : je n’ai pas une tête de mannequin, moi !
La seule qui ait compris qu’une crinière, ça se DESEPAISSIT !! Je ne fais pas non plus partie des Jackson Five !

Elle a le don pour la mèche qui tombe bien, pour le dégradé qui en jette. Elle est vraiment trop trop bien. En plus, elle danse le tango et on passe notre temps à parler de l’Argentine et d’Astor Piazzola. Alors, hein.

Seul point sur lequel elle n’arrive pas à me convaincre : la couleur. Je n’arrive pas à me débarrasser de ma couleur naturelle, oh je sais bien que je vais devoir y passer, puisque j’ai quelques cheveux blancs qui commencent à pointer le bout de leur nez, mais pour le moment, c’est niet. Enfin, j’ai essayé quand même : un truc très léger, qui partait au bout de quelques lavages. J’ai été traumatisée. Non par la couleur elle-même, c’était plutôt joli. Non, j’ai été traumatisée par mon premier lavage de cheveux post-coloration, quand j’ai vu toute la teinture partir dans la baignoire et que, telle la brune que je suis, je me suis bêtement dit : « hannnnnn !! Mais comment on fait quand on se prend une averse sur le coin de la tête (moi qui sors souvent sans parapluie) ? On tâche ses vêtements ? »

Je n’ai pas renouvelé l’expérience… (non, car je n’ai toujours pas de réponse à ma question !!)

2 commentaires:

Unknown a dit…

c'est ça la question, je suis comme toi... Comment fait on lorsqu'il pleut ? Je fais parfois des hénnés, mais jamais l'été car j'ai trop peur que l'eau de la piscine se colore autour de moi. Je pense moins à la pluis, faut dire qu'ici ça ne fait pas partie du quotidien.
au fait c'est cynthia

Sofia a dit…

Tu me rassures, Cynthia (je t'avais reconnue, lol!), à mon avis, il n'y a pas de secret, ça déteint, hi, hi!!