Allez, un petit billet sur Olodum avant de changer ma playlist! J'ai beaucoup pensé à cet article, à ce que j'allais pouvoir raconter. Au départ, je voulais faire un petit topo bien pédagogique, mais finalement ce sera plus subjectif!!
Olodum et moi, ça a commencé dans une Supercinq, celle de ma copine qui m'emmenait souvent à la fac le matin. On ne craignait pas les embouteillages! On glissait une cassette d'Olodum dans l'autoradio et on s'évadait, direction le Brésil, l'Afrique, la Négritude! Je me souviens très bien de cette émotion intense quand j'écoutais les paroles des chansons (que je comprenais, c'est important de le signaler), quand j'entendais la polyrythmie des tambours! C'était en 1996 et, alors que je venais à peine de découvrir le samba de Rio, paf, je me prenais une bonne gifle avec le samba reggae d'Olodum!
J'ai écouté pendant de longues années la musique d'Olodum : je n'aimais pas tout, je n'aimais pas trop leur musique de variétés, moi j'aimais le roots, l'ancestral, les rythmes directement inspirés d'Afrique, les chansons vindicatives et contestataires, celles qui parlaient de liberté, de justice, d'égalité.
En 2001, mon voyage à Salvador était concrètement orienté vers Olodum : nous voulions, mon chéri et moi, arriver à faire un échange culturel avec ce groupe. Nous avons rencontré Cristina Rodrigues, l'administratrice, nous avons beaucoup discuté avec les musiciens, nous avons assisté à je ne sais combien de répétitions et de concerts, c'était vraiment très prenant. Notre projet a capoté car le groupe connaissait alors quelques problèmes en interne, dûs, en partie, à leur succès. Qu'importe, toutes ces rencontres ont été incroyablement enrichissantes.
Car, même si nous le savions déjà, nous avons touché du doigt l'importance sociale de ce groupe de musique au sein de la ville de Salvador. Nous avons pu constater par nous-mêmes le résultat de toutes leurs actions socio-culturelles :
Olodum et moi, ça a commencé dans une Supercinq, celle de ma copine qui m'emmenait souvent à la fac le matin. On ne craignait pas les embouteillages! On glissait une cassette d'Olodum dans l'autoradio et on s'évadait, direction le Brésil, l'Afrique, la Négritude! Je me souviens très bien de cette émotion intense quand j'écoutais les paroles des chansons (que je comprenais, c'est important de le signaler), quand j'entendais la polyrythmie des tambours! C'était en 1996 et, alors que je venais à peine de découvrir le samba de Rio, paf, je me prenais une bonne gifle avec le samba reggae d'Olodum!
J'ai écouté pendant de longues années la musique d'Olodum : je n'aimais pas tout, je n'aimais pas trop leur musique de variétés, moi j'aimais le roots, l'ancestral, les rythmes directement inspirés d'Afrique, les chansons vindicatives et contestataires, celles qui parlaient de liberté, de justice, d'égalité.
En 2001, mon voyage à Salvador était concrètement orienté vers Olodum : nous voulions, mon chéri et moi, arriver à faire un échange culturel avec ce groupe. Nous avons rencontré Cristina Rodrigues, l'administratrice, nous avons beaucoup discuté avec les musiciens, nous avons assisté à je ne sais combien de répétitions et de concerts, c'était vraiment très prenant. Notre projet a capoté car le groupe connaissait alors quelques problèmes en interne, dûs, en partie, à leur succès. Qu'importe, toutes ces rencontres ont été incroyablement enrichissantes.
Car, même si nous le savions déjà, nous avons touché du doigt l'importance sociale de ce groupe de musique au sein de la ville de Salvador. Nous avons pu constater par nous-mêmes le résultat de toutes leurs actions socio-culturelles :
- revendication de la culture noire (en réponse à l'oppression perpétuée par la société blanche brésilienne) ;
- travail avec la population noire des favelas ;
- professionnalisation des musiciens (pour schématiser, le groupe d'Olodum est constitué de musiciens noirs "repêchés" dans les favelas avant qu'ils ne se transforment en délinquants) ;
- scolarisation et éducation des enfants au sein de l'école Olodum qui, en plus d'enseigner la musique, propose également des cours de civisme, d'histoire;
- sans compter l'importance du groupe pour l'activité touristique de la ville de Salvador, générant ainsi des emplois et des richesses ;
- et j'en oublie certainement...
Autant d'idées que l'on pourrait tout à fait importer en France et mettre en pratique dans les quartiers les plus difficiles... Mais la tâche est ardue...
Voilà, Olodum et moi, c'est une longue histoire, et même si j'écoute moins cette musique depuis quelques années, cela éveille toujours en moi beaucoup d'émotion!
Voilà, Olodum et moi, c'est une longue histoire, et même si j'écoute moins cette musique depuis quelques années, cela éveille toujours en moi beaucoup d'émotion!
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