mardi 29 avril 2008

Petites lubies et autres grands défauts (1) : je suis une névrosée de l'école

Hier, grand moment de solitude : la réunion préparatoire pour l'entrée au CP de ma Fille... La boule au ventre, comme si c'était moi qui allait faire ma rentrée... Ou comment mon père a réussi à me transmettre une pression incroyable avec cette énoooooorme institution qu'est l'Ecole.
Interdiction absolue de faillir.
Réprimandes quand le 19,5/20 n'était pas un 20/20.
Moqueries et brimades pour le 6/10 en activités manuelles et en sport... Alors que le reste du bulletin était truffé de 10/10...


Dans ma tête, un seul mot d'ordre : ne pas reproduire avec mes enfants. Et pourtant, et pourtant... comment l'éviter quand on a été ainsi conditionné? C'est simple, on se met la pression tout seul!

Hier soir, donc, je me suis retrouvée :

- à remplir la fiche de renseignements avec le plus grand soin, de ma plus belle écriture, limite en tirant un peu la langue, vous voyez ce que je veux dire...

- à écouter le speech du directeur comme si c'était parole d'Evangile

- à consigner scrupuleusement dans mon petit carnet toutes les informations, comme si j'étais en train d'écrire une thèse et que j'assistais là à LA conférence de ma vie : "bien penser à préparer le cartable de l'enfant la veille" ; "toujours laisser le carnet de liaison dans le cartable", enfin bref, toutes ces petites choses qui vous changent la vie et auxquelles je n'aurais jamais pensé par moi-même (non mais, je vous assure, je suis pathétique)

- à visiter les classes comme si on venait de me donner les clefs de la bibliothèque du Vatican...

Bref, la névrose dans toute sa splendeur. Et paradoxalement, une grande envie de redevenir toute petite et de revivre ces moments scolaires que j'ai, finalement, adorés!

dimanche 27 avril 2008

Playlist 100% pop rock!!

Alors là, mes petites cailles, je vous ai bichonné une playlist qui déchire! Il n'y a QUE du bon. Prenez le temps de la découvrir, il y a une bonne vingtaine de titres.

On pourrait croire que je suis très (trop) branchée Brésil, latino, etc, mais que nenni, j'ai été élevée au rock! Parfois, je peux passer 6 mois sans en écouter, mais j'y reviens toujours!

Et puis là, on dirait qu'il y a comme un vent de mai 2008 qui souffle au-dessus de ma tête, ça correspond tout à fait à mon humeur du moment!

Faites vous plaisir!



jeudi 24 avril 2008

Quiche lorraine

Consternation, hier soir. Comme tous les mercredis, je m'étais installée devant la Nouvelle Star, petit moment futile de la semaine où je pose mon cerveau sur la table de chevet, ahh, ce que ça fait du bien, parfois...

Je jubilais depuis un moment déjà à l'idée de voir Cindy Sander, le buzz du moment, interpréter sa magnifiiiiiiiique chanson digne de... Jeanne Mas? Jackie Quartz? Jean-Pierre François? Corinne Charby? (eh ouais, toute ma jeunesse!)... Bref, j'attendais avec impatience ce moment historique de foutage de gueule en bonne et due forme, parce que moi, ça me remonte le moral de voir qu'il y a pire que moi (enfin, je crois). Ma méthode Coué personnelle, en quelque sorte.

Eh bien, non seulement il a fallu attendre la toute fin de l'émission pour y avoir droit, comme en plus je n'ai même pas ri. C'était tout simplement affligeant. J'ai fini par avoir pitié d'elle. Je veux dire, elle aurait pu nous surprendre un peu, en profiter pour montrer qu'elle était capable de faire un truc qui déchire. Mais non. Du Cindy Sander dans toute sa splendeur. Avec son mec-toutou-coiffeur-coach à la one again en coulisses, comme toujours. Et M6 qui se remplit les poches pendant ce temps.

Le pire dans tout ça, c'est qu'elle a réussi à gâcher ma soirée, la bougresse! Je venais de prendre mon pied sur deux, trois chansons super bien interprétées, et zou, v'là la Cindy qui fait retomber le soufflé. Vacherie, va. Allez hop, aux oubliettes!


mardi 22 avril 2008

Michael Tolliver est vivant!!!


AHHHHHHHHHHHHHH!!! (cri de la groupie hystérique) enfin!!!!!! Il en aura mis du temps à le pondre, ce dernier tome!!

Eh oui, je me réjouis de pouvoir lire le dernier opus des Chroniques de San Francisco, d'Armistead Maupin. J'avais dévoré les 6 premiers lors de ma grossesse, en 2002, et depuis, nib, que dalle! Je ronge mon frein!

Bon, il me faut encore attendre qu'il sorte en poche pour compléter ma collection, et là, je prends une semaine de vacances et je relis toutes les chroniques, un bouquin par jour. Absolument.

Et si Jeffrey Eugenides nous pond un autre roman entre-temps, alors là, je tombe en pâmoison!!!


vendredi 18 avril 2008

Playlist spéciale Musique de l'Est!!

On quitte le Brésil direction les pays de l'Europe de l'Est! Oui, je sais, c'est un peu brutal comme changement!

Pas facile de définir les musiques de l'est : comme je ne suis pas très experte, je fais facilement des amalgames. Mais j'aime tout, absolument tout : musique klezmer, musique roumaine, ex-yougoslave, musique des Balkans, manouche, tout.

J'ai découvert ces musiques grâce au cinéma, dans les films d'Emir Kusturica, par exemple, je me souviens aussi de Gadjo Dilo et d'Asphalte Tango.

Moment inoubliable de ma vie : le concert de Goran Bregovic avec l'Orchestre des Mariages et Enterrements, moi enceinte jusqu'aux dents, les hormones en ébullition, vous ne me croirez peut-être pas, j'ai eu la chair de poule pendant 2 heures de concert, et pourtant on était en plein mois de juillet! D'ailleurs, je crois bien que je vais retourner le voir cet été, tiens.

Bref, j'adore cette musique gaie, qui sautille, avec une touche de mélancolie!

Bon voyage musical, et n'oubliez pas, prochain arrêt : playlist 100% pop rock!






mardi 15 avril 2008

Tous des lâcheurs!!

Non, il n’y pas à dire, aujourd’hui, j’ai les boules… Je m’apprêtais à vous faire un billet sur mon nouvel amant, vous raconter comment il était entré dans ma vie. Comment il me tenait compagnie, le soir, sous la couette, me réchauffait le cœur, me faisait oublier les absences répétées de mon homme, totalement absorbé par son travail. Comment, grâce à lui, j’étais redevenue une femme, épanouie, qui prend sa vie en main, qui ne se laisse pas écraser par la routine et la solitude. Comment mon homme avait cautionné ces infidélités, comment il avait participé à son installation au sein de notre foyer, que dis-je, presque dans notre lit (oui, nous sommes un couple moderne).

Mais non, rien de tout cela ne sera possible, car lui aussi m’a abandonnée, me laissant à mes tristes soirées solitaires…

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Ce fucking écran de télévision n’a même pas été fichu de fonctionner plus de deux mois !! Bon d’accord, il n’est plus tout jeune, on l’a récupéré, tout ça. Mais quand même !! Allumé un soir de trop et pfiiitt, écran noir !! A croire que j’en ai abusé et que je l’ai épuisé ! Et comment je fais, moi, hein, mercredi, pour la Nouvelle Star ? Avec Cindy Sander peut-être invitée, en plus, hein ? (mais si, souvenez-vous)

Il ne me reste plus qu'à faire mon repassage jeudi soir, devant mon ordinateur, avec M6 Replay. Foutue technologie !


Edit du 18 avril 2008 : mardi, la télévision était en réparation, mercredi midi, elle a retrouvé sa place au sein de notre foyer, avec l'image, le son, tout. Réactif, mon homme, n'est-ce pas? Tout ça pour que je ne loupe pas la Nouvelle Star!! C'est louche, non? Ou attentionné, tout simplement? Hum, hum, en tout cas, j'ai pu reprendre mes infidélités avec Sinclair! Yeah!

lundi 14 avril 2008

Ah la la, ces hommes!


Concours de circonstances assez drôle ce weekend! J'ai loué deux films, sans faire le lien entre les deux.

Le premier, l'âge des Ténèbres, de Denys Arcand :




Synopsis : Dans ses rêves, Jean-Marc est un preux chevalier, une vedette du théâtre et du cinéma, un romancier à succès qui fait tomber les femmes à ses pieds et dans son lit... Dans la réalité, c'est un quidam, un gratte-papier, un mari insignifiant, un père raté qui fume en cachette... Mais Jean-Marc résiste aux tentations de son pays de Cocagne et décide de se donner une nouvelle chance dans le monde réel.


Le second, Le Pressentiment, de Jean-Pierre Darroussin :



Synopsis : Charles Benesteau, avocat au barreau de Paris, a rompu avec le milieu bourgeois auquel il appartient. Il a quitté femme, famille et amis pour aller vivre solitaire et anonyme parmi les "petites gens" d'un quartier populaire de Paris. Là, sa volonté d'être un autre homme, de s'extraire de l'histoire, de s'effacer pour devenir celui qu'il rêve d'être, se heurte à de nouvelles intrigues, à la suspicion et aux malentendus que provoque son dévouement désintéressé.



Bon, pour commencer, j'ai tout simplement adoré ces deux films. Les deux réalisateurs sont vraiment très doués (c'est le premier film de Jean-Pierre Darroussin en tant que réalisateur, quel talent!)

Coïncidence, les deux films parlent de la remise en question des hommes, en pleine crise de la quarantaine. Oui, visiblement, mesdames, c'est un vrai problème de société. Le côté plan-plan du quotidien, la routine qui s'installe au sein du couple et qui les amène fatalement vers la rupture, les enfants qui ont grandi et mènent leur vie sans la moindre gratitude vis-à-vis de ces papas qui leur ont tant donné... Ah, ils sont malheureux ces quadras, pensons bien à les ménager!

Blague à part, je vous conseille vivement ces deux films, une grande finesse psychologique, une bonne dose d'humour et beaucoup d'humanisme dans tout ça !

mardi 8 avril 2008

Pierre Rabhi


Il y a un an (ou deux?), le Père Noël a glissé ce livre à mon attention, sous le sapin : Pierre Rabhi : le Chant de la Terre.


Bien, bien, bien.


Etant plutôt dans ma période polar, à l'époque, je l'avais rangé dans mon étagère de "livres à lire", puis je l'ai enseveli sous d'autres polars qui me semblaient bien plus intéressants.



Et puis, un jour de mars 2008, j'ai eu mauvaise conscience : moi qui n'aime pas trop les essais, j'ai quand même décidé de m'y atteler. Au boulot.


En fait, je l'ai lu avec une incroyable facilité. Cette biographie, signée Jean-Pierre et Rachel Cartier, raconte la vie de Pierre Rabhi, un enfant de l'oasis, né en 1938 en Algérie. Il a ensuite émigré en France où il s'est installé, dans une ferme bien perdue au fin fond de l'Ardèche. Fervent défenseur de l'environnement, il a développé, d'abord pour lui-même, une agriculture biologique. Puis, il est devenu un grand théoricien de l'agro-écologie et il a monté une multitude de projets autour de la défense de l'environnement, mais aussi en Afrique, prouvant ainsi que l'on pouvait, si l'on se donnait les moyens, en finir avec la faim dans le monde. Accessoirement, il est aussi écrivain.


Edifiant. Moi, pure citadine élevée au dioxyde de carbone, abonnée malgré moi à la mal-bouffe (et je ne parle pas là de la nourriture des fast-food, mais bien de celle que l'on nous sert aujourd'hui dans n'importe quel supermarché), qui essaye, à mon niveau de femme active pseudo-bobo de préserver l'environnement, eh bien, figurez-vous qu'à la fin du livre, j'étais presque partante pour tout plaquer et partir m'installer dans une ferme en Ardèche. Si, si. Et croyez-moi, il en faut beaucoup pour me convaincre d'abandonner tout mon petit confort issu de la société de consommation.



Mais là, j'avoue, je suis soufflée. Soufflée par tant de conviction, tant d'amour et d'importance accordée à la nature. Cela tient presque du mysticisme, pour moi.



Du coup, le Père Noël m'ayant laissé 2 autres livres de Pierre Rabhi, écrits par lui, cette fois-ci, je les ai remis sur le dessus de la pile de "livres à lire", certaine qu'ils me passionneront tout autant.


mardi 1 avril 2008

Humeur du jour, en vrac

« L’unique moyen qu’on ait jusqu’à présent trouvé de faire cesser la solitude d’une femme, c’est de la partager avec elle. » Alphonse Allais


« Vivre ensemble, c’est partager. Le danger, c’est de s’annihiler l’un l’autre ». Hélène Rioux


« L’avenir de l’homme, c’est la femme. Elle est la couleur de son âme. » Louis Aragon


« Et surtout soyons-nous l’un à l’autre indulgents. » Paul Verlaine


« Dans la vie, il faut être gentil avec les femmes ; même avec la sienne.» Michel Audiard


« Et l’absence de ce qu’on aime, quelque peu qu’elle dure, a toujours trop duré.» Molière


« Il y a l’amour. Et puis il y a la vie, son ennemie.» Jean Anouilh


« Il n’y a que les femmes qui sachent aimer ; les hommes n’y entendent rien.» Diderot


« Quand on aime quelqu’un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu’à la fin des temps. » Christian Bobin